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NMUN Ça ne change pas le monde, mais…

Du 20 au 25 mars dernier, sous la supervision du professeur Dave Anctil, 18 étudiants du Collège Brébeuf ont pris part à la prestigieuse simulation diplomatique National Model United Nations (NMUN) de New York. Un mois après leur retour au bercail, qu’en retiennent les membres de la délégation?

Par Emilie Corriveau

Tenu annuellement à New York depuis 1946, le NMUN est la plus importante simulation à caractère pédagogique de l’Organisation des Nations Unies. Coordonnée par la National Collegiate Conference Association, elle a pour objectif de rompre les participants à l’univers de la diplomatie et des négociations internationales. Aussi, pendant les cinq jours que durent ses activités, elle regroupe plus de 4000 étudiants provenant de collèges et d’universités du monde entier.

Son fonctionnement est minutieusement orchestré: quelques mois avant l’évènement, chaque institution participante se voit attribuer un pays en fonction de l’ampleur de sa délégation, de ses préférences, de son ancienneté et de ses performances passées.

« Quand on a commencé, on avait de petits pays des Balkans sans influence, relève M. Anctil. Comme ça fait cinq ans qu’on y participe et qu’on obtient de bons résultats, on nous octroie des États qui jouent un plus grand rôle au sein de l’ONU. L’an dernier par exemple, on a eu la Thaïlande; cette année, c’était l’Autriche. »

Une fois les pays attribués, les délégués en chef de chaque députation répartissent leurs membres en petits comités, et ce, souvent selon leurs aptitudes et intérêts respectifs. Ainsi, certains se retrouvent à travailler sur des questions économiques, alors d’autres sont invités à se pencher sur des problèmes de nature sociale, environnementale, militaire, politique ou technologique.

Lors des simulations, les étudiants sont appelés à prendre le rôle des délégués des ministères de la Diplomatie et des Affaires étrangères et doivent représenter au mieux les politiques de leurs pays respectifs. Cela implique notamment la rencontre de diplomates, l’élaboration de discours, la présentation de communications orales, la préparation de documents officiels, l’analyse de politiques, des négociations et la rédaction de propositions de résolutions de conflits!

Incroyablement prenante, l’expérience s’avère toutefois proportionnellement enrichissante pour les étudiants qui y ont la chance d’y prendre part.

« Quand on était là-bas, on travaillait de 8h à 23h, confie Audrey-Frédérique Lavoie, étudiante de première année en Sciences humaines. On n’avait que peu de temps pour manger et encore moins pour prendre des pauses, mais on a eu tellement de plaisir que ça ne nous dérangeait pas de travailler comme des fous. »

Anne-Sophie Leve, étudiante de première année au Baccalauréat international, abonde dans le même sens que sa collègue : « Faire NMUN, c’est vraiment comme prendre un neuvième cours. C’est sûr que c’est demandant, mais c’est dans ce « neuvième cours » que j’ai appris le plus de nouvelles choses et que j’ai eu le plus de plaisir cette année! »

Apprendre au contact des anciens

Il faut savoir qu’avant de se rendre à New York, les membres de la délégation de Brébeuf ont travaillé d’arrachepied pour préparer leur participation, et ce, pendant des mois. Ils se sont rencontrés à plusieurs reprises et ont pris part à quatre autres simulations des Nations Unies.

Loin d’être laissés à eux-mêmes, ils ont été épaulés par des anciens du Collège qui ont déjà fait partie d’une délégation de Brébeuf.

« Le fait que les anciens s’impliquent dans l’activité, qu’ils s’engagent, c’est une transmission de l’expertise et de l’expérience qui est absolument indispensable pour nous. L’engagement bénévole des anciens contribue énormément au succès de notre équipe », assure M. Anctil.

C’est ce que croient aussi les membres de la délégation 2016, qui ont tous souligné l’apport important des anciens.

« Les formateurs ont fait un vraiment bon travail. Ils ont réussi à dresser un portrait réaliste de ce qu’est la conférence NMUN et ils sont aussi parvenus à bien nous faire comprendre les cultures différentes de toutes les conférences auxquelles on a participé. On était bien préparé à affronter les difficultés et on avait tous les outils pour réussir devant l’inconnu. Ce qu’on a appris d’eux a été vraiment bénéfique », soutient Christopher Lu, étudiant de deuxième année en Sciences, lettres et arts et l’un des deux délégués en chef de la députation 2016 de Brébeuf.

Formatrice pour la deuxième année consécutive, Anna Luiza Fernandes se dit ravie d’avoir pu contribuer au récent succès de la délégation de Brébeuf. Soulignons-le, en mars dernier, celle-ci a remporté la plus haute distinction d’équipe de NMUN, celle d’Outstanding delegation, en plus d’avoir raflé 11 prix individuels!

« J’ai fait partie de la délégation NMUN deux fois quand j’étais au Collège. Ça m’a vraiment beaucoup apporté! J’ai tellement aimé l’ambiance et la formation que j’ai reçue que j’ai eu envie de partager », dit-elle.

Fraternité et coopération

Comme ce fut le cas pour Anna Luiza par le passé, les étudiants qui ont participé à l’édition 2016 de NMUN ont tous été marqués par l’esprit de fraternité et d’ouverture qui a caractérisé leur expérience.

« Au début de l’année, on ne se connaissait pas. Maintenant, on est une grande famille et on est vraiment très proche », remarque Juliette Ryan-Lortie, étudiante de première année en Sciences, lettres et arts.

« On avait vraiment un bel esprit d’équipe, signale Arnaud Dessain, étudiant de deuxième année au Baccalauréat international. Il n’y a pas eu de « one man show « . Tout le monde a fait de son mieux sans penser aux prix et je pense que c’est justement ce qui a fait qu’on a eu autant de succès. »

Pour sa part, Audrey-Frédérique signale que c’est l’engagement coopératif de tous les participants qui l’a le plus marquée. « Il y a des centaines de personnes qui participent à l’évènement et qui prennent part à son organisation, déclare-t-elle. Quand on arrive là-bas et qu’on voit à quel point il y a de gens impliqués, ça donne un choc. Moi, je trouve ça très rafraichissant, surtout dans un contexte où on entend toujours parler de désengagement politique et social. Ça démontre qu’il y a encore des gens qui sont vraiment très intéressés et qui sont prêts à travailler ensemble pour améliorer le monde. »

Tout à fait en accord avec ses comparses, Magali Wade, qui étudie en première année au Baccalauréat international, souligne qu’il ne faut pas oublier que la simulation NMUN a aussi été l’occasion pour plusieurs de se lier d’amitié avec des personnes dont ils n’auraient probablement jamais fait la connaissance autrement.

« Pendant notre semaine à New York, j’ai rencontré des gens d’un peu partout sur la planète. J’ai appris plein de choses à leur contact. Je discute encore avec eux grâce aux réseaux sociaux et je trouve ça super! »

Un bon coup de pouce au plan personnel

En plus des liens qu’ils ont tissés cette année et de ce qu’ils ont appris en matière de diplomatie internationale, les étudiants de Brébeuf qui ont participé à l’édition 2016 de NMUN disent en avoir retiré plusieurs autres bénéfices au plan personnel. La plupart affirment d’ailleurs avoir acquis une plus grande confiance en eux.

« C’est très valorisant de côtoyer des universitaires et d’être comparés à eux, déclare Juliette. Ça nous montre qu’on est capable d’accomplir des choses qu’on ne pensait peut-être pas être en mesure de faire. On en ressort mieux dans notre peau. »

« Revenir de NMUN avec autant de succès, ça prouve qu’on peut aller affronter l’inconnu et très bien s’en tirer, confirme Christopher. Ça incite au dépassement de soi. Moi par exemple, avant d’aller à NMUN, j’hésitais entre faire mes études universitaires à McGill ou à Stanford (Californie). J’ai choisi Stanford. Même si ce sera sûrement un peu difficile de m’adapter, c’est une expérience qui va me permettre d’en apprendre davantage sur le monde. C’est vraiment NMUN qui m’a donné le courage de faire ce choix. »

De son côté, Samuil Rosenov Stoychev, étudiant de deuxième année au Baccalauréat international et codélégué en chef de la députation 2016 de Brébeuf, observe que sa participation à MNUM lui a permis d’affermir certaines de ses aptitudes.

« Ce que je remarque, c’est que maintenant, je suis capable de discuter de sujets extrêmement variés, indique-t-il. Il n’y a plus rien qui m’intimide. Je constate aussi que j’ai beaucoup amélioré mes capacités en matière de gestion de temps! »

Maintenant un habitué des simulations onusiennes, M. Anctil dit avoir pu constater année après année les bienfaits d’NMUN sur les étudiants. À son avis, le cheminement accompli en quelques mois est souvent encore plus important que ce qu’ils expriment.

« C’est assez extraordinaire la transformation que la participation à NMUN apporte aux jeunes. C’est une activité qui leur donne beaucoup d’assurance et beaucoup de courage. Ils acquièrent des vertus qui ne s’apprennent pas en classe, comme la détermination par exemple. Ils ne s’en rendent pas toujours compte, parce que c’est souvent graduel, mais moi je peux vous garantir que je le vois! »

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Pour en découvrir davantage sur l’expérience vécue par la délégation NMUN 2015-2016 de Brébeuf, consultez sa page Facebook. Vous y découvrirez plusieurs comptes-rendus ainsi qu’une multitude de photos souvenirs!

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