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« Monsieur, dites-moi donc pourquoi je m’inscrirais en sciences humaines. »

La question, posée lors d’une soirée portes ouvertes, peut recevoir mille et une réponses. Il y a en effet de nombreuses vertus à étudier au DEC sciences humaines. Je pourrais vanter l’ouverture sur les complexes phénomènes sociaux tant locaux qu’internationaux, ou insister sur la polyvalence des connaissances et compétences qu’on y acquiert. Je pourrais aussi insister sur le développement des capacités en lecture et en structuration de la pensée.

Par contre, j’ai décidé d’y répondre en commençant par la fin… c’est-à-dire en expliquant en quoi consiste l’une des formules d’un des derniers cours de la séquence, le cours d’intégration des acquis en sciences humaines. En effet, ce cours sert à vérifier si l’étudiant a compris et maîtrise différentes connaissances, de nombreux concepts et plusieurs compétences, mais surtout, s’il peut appliquer ces acquis dans un contexte différent. Ici, à Brébeuf, l’activité d’intégration peut prendre la forme de stage, de recherche action ou de simulation.

J’ai eu le plaisir d’enseigner à plusieurs reprises la formule activité d’intégration basée sur une simulation guerrière avec une dimension de ludification . Je la trouve particulièrement intéressante car, encore une fois pour répondre à la question posée lors des portes ouvertes, l’un des objectifs que nous poursuivons dans la formation en sciences humaines est de développer la capacité d’analyser des informations complexes assez rapidement et de prendre des décisions.

Le contexte de conflit, cadre d’information complexe et imparfaite s’il en est un, permet de tester les compétences et connaissances acquises en histoire, sociologie, politique, économie, anthropologie, administration et psychologie. Si, en réactivant les acquis de nos étudiants et en leur faisant interpréter des acteurs dans une situation de conflit, nous pouvons démontrer qu’ils ont les capacités d’agir, nous aurons réussi notre mission d’éducation collégiale, ils auront acquis des outils essentiels pour devenir des décideurs efficaces dans le monde réel.

Dans une perspective plus large, l’utilisation de jeux et de simulations se fait de plus en plus, en particulier dans les cercles militaires et de politique étrangère. Toute une littérature à ce sujet existe, qui démontre qu’il s’agit d’une formule intéressante pour que les individus testent leurs connaissances et apprennent à connaître leurs forces et faiblesses en situation de stress et d’information imparfaite. Il semble donc pertinent de faire migrer cette pratique vers l’enseignement collégial, surtout dans un cours terminal comme le cours d’intégration des acquis.

En terminant, je dois avouer que ma simulation de guerre civile a un avantage tout autre que simplement sa grande valeur pédagogique : les étudiants et moi avons énormément de plaisir à simuler la guerre et à tenter de ramener la paix. Pourquoi étudier en sciences humaines? Officiellement pour développer sa pensée complexe; officieusement pour y parvenir en s’amusant…

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